Groupe de travail sur les Modernités Transversales (GTMT)

Groupe de travail sur les Modernités Transversales (GTMT)

Le groupe de travail GTMT cherche à développer les recherches portant sur la constitution des modernités plurielles, conçues comme un processus global dans lequel interviennent des acteurs mondiaux. Certes, si lors de la première modernité (l’âge classique) l’impact de la Renaissance et des Lumières restait plutôt confiné à l’échelle européenne, lors de la seconde modernité (qui s’étale du XVIIe au XXe siècle) ce processus touche aussi les différentes scènes mondiales, aussi bien par la circulation des idées et leur adaptation à l’échelle régionale, que par la réalité d’une nouvelle économie mondiale, promue par les différentes entreprises de découvertes et l’expansion des empires coloniaux.

C’est pourquoi l’étude des représentations et des idées dans les modernités plurielles nous confronte à des territoires extérieurs au continent européen, en esquissant un processus global des aléas de la modernité. La cartographie des empires coloniaux européens sur quatre continents évolue au gré des nouvelles découvertes, du brassage culturel, de la création d’une économie mondiale et de l’activité des systèmes politiques et institutionnels qui relient différentes sociétés dans le monde en créant une étroite dynamique d’interrelation. L’étude des modernités européennes et des modernités parallèles et transversales connues dans d’autres théâtres extérieurs à l’Europe, conduite dans le cadre d’une approche interdisciplinaire, devrait permettre de prendre en considération un tissu politique, économique et culturel, artistique et littéraire, qui recouvre un large spectre des événements historiques majeurs depuis la fin XVIIe siècle. A titre d’exemple, on peut citer les complexes relations colonies-métropoles, les processus d’indépendance des Amériques, la construction des nouveaux états issus de ce premier cycle de décolonisation, la découverte des nouveaux territoires, la compréhension de sociétés complexes telles que l’Inde ou la Chine — et parfois aussi leur conquête —, l’intégration des nouvelles sociétés et cultures dans la mise en place d’une modernité mondiale, etc. La liste n’est pas exhaustive.

Notre souci principal est de susciter l’étude comparée de plusieurs aires culturelles et linguistiques afin de mieux saisir leurs interactions et la circulation des formes de modernité. Dans le cadre du nouveau plan quinquennal, ce travail sur les modernités mondiales pourrait donner lieu à différents programmes de recherche spécifiques assumés par l’équipe locale IHRIM-Clermont-Ferrand en collaboration avec des équipes lyonnaises ou grenobloises, en privilégiant une approche interdisciplinaire.

Membres titulaires :

– Axel Gasquet, PR (hispaniste, UBP) – Sophie Jorrand, MCF (angliciste, Université de la Réunion) – Nour-Eddine Rochdi, MCF (hispaniste, UBP) – Cecilia Ramírez, doctorante (hispaniste, UBP) – Mariella Villarán-Delgado, doctorante (hispaniste, UBP)