Le petit coffret émaillé - El cofrecillo esmaltado d’Alberto María Candioti, notes et édition par Axel Gasquet. Traduit de l’espagnol par Lucie Pommarel.

Le petit coffret émaillé - El cofrecillo esmaltado d'Alberto María Candioti, notes et édition par Axel Gasquet. Traduit de l'espagnol par Lucie Pommarel.

C’est une co-édition bilingue de l’Institut des Etudes Hispano-lusophones de Rabat et le CERHAC de Clermont-Ferrand (Institut d’Histoire de la pensée classique du CNRS). L’ouvrage contient une étude préliminaire réalisée par Axel Gasquet. Le Petit coffret émaillé, écrite en 1934 par l’écrivain et diplomate argentin Alberto María Candioti (1888-1968), est un traitement poétique en prose de l’épopée de Digénis Akritas : « se compose d’une série de poèmes en prose qui s’enfilent comme les perles d’un collier magique évoquant, de la naissance jusqu’à la mort, les épisodes successifs d’une existence dédiée à la guerre et à l’amour. Candioti reproduit l’histoire de l’épopée byzantine de Digénis Akritas, figure légendaire de la littérature byzantine et turque. Il s’agit de la « récupération d’un thème classique de la littérature d’Asie Mineure, dans une époque où la confrontation entre Byzantins et Turcs produisait un certain type de métissage parmi les habitants de la frontière. De manière délibérée, Candioti propose au lecteur argentin sa propre vision du poème épique. Mais en faisant appel à la littérature classique épique orientale, Candioti récupérait pour les Argentins, sous une autre forme, un thème cher : la frontière comme une entité culturelle où les certitudes se perdent, c’est-à dire la frontière comme terre d’hybridation. La frontière comme élément politique et historique est une sorte de terrain vague dans lequel s’affrontent la civilisation et la barbarie (binôme qui traverse toute la culture et l’histoire de l’Argentine depuis son indépendance), constituant deux entités culturelles antinomiques mais métissés dans l’espace culturel de la frontière. »

Le petit coffret émaillé - El cofrecillo esmaltado d’Alberto María Candioti, édition bilingue, Rabat (Maroc) : IEHL, 2015, 130 p. Étude préliminaire, notes et édition par Axel Gasquet. Traduit de l’espagnol par Lucie Pommarel. ISBN : 978-9954-22-937-8.